lundi 9 janvier 2017

Dernières décorations de 2016


Je ne vous avais pas encore vraiment montré la décoration d'hiver et des fêtes de fin d'année.

Comme j'ai tout rangé aujourd'hui, c'est l'occasion avant que les photos finissent aux archives !

Je vous glisse la décoration de la maison jurassienne, facile à reconnaitre 😉








    

  




  





Maintenant, en avant pour la vraie décoration de l'Hiver ! ⛄

vendredi 6 janvier 2017

Les vacances de Monsieur Milou !

Vous aurez reconnu le titre caché d'un vieux film comique ! 😀


Milou revit là haut, c'est presque un autre chien. Presque, parce que côté trouble alimentaire, c'est la même chose qu'à la maison. Il a refusé de manger avant le dimanche soir, nous sommes montés le samedi 31 au matin, et nous ne lui avions pas donné la gamelle à cause de la voiture.

Pourtant, il a eu une énergie impressionnante tout le week-end, alors qu'il n'avait rien dans le ventre depuis le vendredi soir. La balade de plus d'une heure et demi le samedi l'a beaucoup fatigué, il s'est bien reposé ensuite, mais il était tout foufou pendant la marche. D'ailleurs il n'arrivait pas à marcher, il fallait qu'il court. Et rebelotte le dimanche, le lundi, le mardi... bluffant ! 

Il a vraiment un coeur en super forme ! J'étais inquiète, je craignais qu'il ne supporte pas l'effort mais il a de la réserve le petit renard. De toute façon, je ne peux pas le forcer à manger... c'est un peu à la carte ! Quand il a faim, il mange, sinon, il vit sa vie sans manger. Cela n'empêche pas qu'il soit super excité d'aller se balader. Au quotidien, je l'enferme dans une bulle, et j'en oublie qu'il est un chien. Avec en plus son passé dans la rue, et de fugues, il adore être dehors, c'est instinctif...

Je l'ai mis en laisse à certains moments mais finalement, ce n'était pas nécessaire. Pas de chien à l'horizon (le bonheur !), et il nous suivait super bien, il sentait les odeurs par ci par là mais rien à voir avec son chemin de balade habituel à la maison, truffé d'odeurs canines... il a vite repris ses habitudes quand nous sommes allés en ville par contre ! 


Il a mis le week-end pour s'habituer à la maison, mais son coussin orange a bien aidé, et lundi, il avait pris le rythme.

On a fait pas mal de voiture finalement. On l'avait coincé au milieu sur la banquette arrière, sur son plaid, il a rapidement compris qu'il fallait qu'il se couche pour être bien. Cela n'empêche pas qu'il vomisse si le trajet est long et avec pas mal de virages, mais ça aide bien quand même.


Je ne trouve pas que cela soit simplissime comme un claquement de doigts de l'emmener, mais si tout est prévu et anticipé, c'est tout à fait gérable, et appréciable. J'espère pouvoir renouveler l'expérience très vite, avec de la neige cette fois !









  



samedi 31 décembre 2016

Mois après Mois #20 : Décembre 2016 / Janvier 2017


Finir l'année avec un 20e Mois après Mois, j'aime,  ça sonne bien !


Le début du mois a été froid et gris, dans le brouillard. Généralement ici, en Novembre / Décembre, nous avons du stratus en bas (proximité avec le lac de Genève), alors que le ciel est d'un bleu éclatant dès que l'on monte en altitude. Et on peut aussi avoir du brouillard givrant. On a très froid, mais c'est très beau ! Je n'ai pas loupé l'occasion, on a du avoir un ou deux jours de ce temps si photogénique, et Milou a bien sûr participé !




En parlant de Milou, cela a été Noël avant Noël pour lui dès le début du mois ! Il a reçu ce grand tapis que l'on peut ranger dans un sac, d'ailleurs la texture fait penser à un sac de couchage. Je lui ai acheté pour l'emmener dans le Jura, mais je ne pensais pas qu'il ferait à ce point son effet ! Il ne dort quasiment plus que sur ce coussin, alors qu'il était décrit sur le site comme un couchage d'appoint, pour un week-end... sacré Milou ! C'est cool, ça remplace son plaid sur son canapé...
 





Et puis il y avait cette jolie couverture chez Botanic, parfaite pour couvrir la banquette de la voiture.
Après quelques essais compliqués à l'avant de la voiture, il devrait être bien mieux à l'arrière, à côté de moi, sur sa couverture pour ne pas glisser, et avec son harnais + sa ceinture. En tout cas, j'ai tout prévu, même un sac spécialement acheté pour ses affaires. Nous sommes prêts pour fêter la nouvelle année ensemble !




Je ne partais pas très inspirée cette année pour la décoration de Noël, mais finalement, j'en suis contente.





A la maison, nous nous sommes lancés dans les paniers de producteurs, et je tenais à faire cette photo très Instagram !
C'est un magasin  dans lequel on achète quelques fois les légumes de Cibou pour dépanner du marché, et du bon miel aussi. Ce n'est pas un magasin bio, mais c'est un peu comme sur un marché, le but est de ne pas avoir d'intermédiaire entre les producteurs de la région et les consommateurs. Ce sont des produits frais, de saison, et produits fermiers.
Et donc, comme un peu partout maintenant, des paniers hebdomadaires sont proposés. Sur la photo ci-dessous, c'est un panier pour 2-3 personnes, mais ça nous fait plus d'une semaine ! Il n'y a pas d'obligation de prendre le panier chaque semaine, et ça nous arrange bien vu les quantités.




Mardi 20, O'maha ne m'attendait pas pour aller au lit.

Pourtant je la voyais, s'avançant vers moi en me miaulant de venir me coucher. Je l'ai vu et entendu les jours suivants.

Je ne sais pas comment l'exprimer, mais cette fin était à la fois attendue et inattendue. Après ses 18 ans, après les chaleurs de cet été, et avec les semaines qui défilent, puis ce mois de Décembre, les préparatifs de Noël, je n'y pensais plus, la question ne se posait plus, nous étions à la fin 2016, et O'maha allait être avec nous pour une année supplémentaire. Je ne m'y attendais pas, j'ai été surprise, pourtant je m'y étais préparée, quand je suis partie à Paris, ou au mariage, mais je pensais apprendre la nouvelle à mon retour.
Alors la brutalité de la situation m'a fait peur, mais pas de la laisser partir car je savais que cette année était du bonus. 
Et je me suis sentie soulagée. Je ne me rendais pas compte, ou plus compte de ce quotidien si pesant sur elle et moi. Vous avez peut-être connu cette situation que j'ai du mal à vous expliquer, alors vous savez, vous comprenez ce soulagement, cette libération... 

Puis je me suis souvenue. J'ai regardé ses photos de cet été, alors que nous avons eu des journées et nuit très chaudes, elle était au plus haut de sa forme. Ce n'était pas logique, mais c'était ainsi.
Et même encore en Octobre, de belles siestes au soleil.

Dès lors que les maladies ont évolué après plusieurs années de stabilité, surtout le coryza, il y a eu des moments d'accalmie, mais c'était différent, et plus dur. 

Je savais déjà que l'alimentation la maintenait, mais à ce point, peut-être pas. Tout a lâché. Elle était au bout.





Déjà le 24 décembre. J'ai posté cette photo le matin du Réveillon, j'étais au Château, et pressée de rentrer, le sapin m'attendait ! J'ai trouvé quelques nouvelles décorations naturelles made in Jura et ce Rudolph trône au centre du sapin 🎄



Et sous le sapin :





C'était un Noël généreux, mais de l'utile !


*

C'est un drôle de 31 décembre, le premier que je vais passer avec Milou ailleurs qu'à la maison, où j'ai laissé Cibou, sans O'maha.

Mais c'est quand même le dernier jour de 2016, et je ne travaille pas 😁

Passez un bon Réveillon ! 🎉

A très vite !

mardi 20 décembre 2016

Il était une fois O'maha



J'ai du prendre la décision que je redoutais, mais le moment était venu de la laisser s'en aller, en douceur, et la voix "naturelle" ne l'était malheureusement pas.


Sa dernière gamelle était celle de jeudi dernier à 12h, qu'elle a fini. Elle a refusé toutes celles qui ont suivi, et a seulement mangé environ 10g samedi et 10g dimanche. J'ai éclaté en sanglots au retour de mes parents dimanche soir. J'avais le coeur lourd tout le week-end, le travail m'a aidé à ne pas trop y penser, mais j'avais peur de recevoir un coup de téléphone de mes grands-parents. Je savais que ce n'était pas normal, et que c'était plus grave que ses mauvais jours car elle finit toujours par remanger habituellement.

J'ai pris un rendez-vous chez sa véto lundi après-midi, accompagnée de ma maman. Je savais ce qui n'allait pas, une selle beaucoup trop grosse et dure qu'elle essaye d'évacuer depuis jeudi, en vain. La véto propose de lui faire une sorte de lavement pour aider à l'expulsion, sans garantie, ni que la selle sorte, ni qu'elle recommence à manger si c'est la source du problème. Je savais déjà que cela n'aiderait pas.

J'ai craqué devant la véto. Comment accepter de l'endormir alors qu'elle bouge encore, boit encore, va encore dans ses litières, cherche encore mon contact, miaule encore, et surtout ronronne encore... Je me disais qu'elle avait encore envie de vivre, mais jusqu'à quel dégré de souffrance. La vétérinaire nous a alors expliqué que les chats ne lâchent pas, même dans un état plus que critique. Les chats qui meurent naturellement représenteraient que 5% parmi la clientèle de la clinique véto. Alors j'ai compris qu'elle ne lâchera pas avant moi, elle l'aurait déjà fait sinon. C'est une question de jours, voire une ou deux semaines. J'attendais de la véto qu'elle me guide, et elle l'a fait, sans détour. Elle sait ce que j'ai fait pour O'maha et m'a clairement dit que j'en avais fait beaucoup. Elle va mourir, et il faut que je l'aide de cette manière pour ne pas qu'elle souffre, c'est la seule aide possible, et il ne faut pas attendre, c'est le moment.

Je ne l'avais pas encore accepté, alors nous sommes reparties. De retour à la maison, O'maha est surtout restée prostrée dans sa caisse, elle a du essayé de faire une fois mais rien n'est sorti. Elle a bu plusieurs fois, puis elle est quand même allée sur mon lit pour la soirée et une partie de la nuit.

J'en ai parlé toute la fin d'après-midi avec ma maman, et j'ai accepté de l'accompagner, ne la reconnaissant plus finalement. Même son regard avait changé. Et j'avais en tête le 31 décembre, nous ne serons pas là, et je ne pouvais accepter de la savoir dans un tel état, seule, avec mes grands-parents, mais loin de moi.


Cela fait quelques temps que je sais qu'elle est en fin de vie. J'ai cru plusieurs fois que c'était la fin, alors je lui faisais des adieux, mais elle était toujours là. J'y croyais sans y croire. Et puis d'un coup, sans prévenir, l'appétit a disparu et elle s'est dégradée très rapidement. Son coryza n'a jamais été aussi virulent que durant ces quelques jours, plus je lui nettoyais son petit museau tout crevassé, plus elle sécrétait, c'était impressionnant.

Une fois accepté, je me sentais soulagée. C'était devenu trop dur, trop lourd à supporter seule, tout en étant installé dans le quotidien, c'était routinier, mécanique. Il y avait que les moments au lit lors où je la retrouvais.

C'était devenu trop pesant mais je refusais de penser à cette décison pour mon "confort" si elle avait encore de l'appétit.
J'ai eu le temps de m'habituer à sa veillesse, à sa dégradation physique, et à son départ, même si je ne voulais pas prendre cette décision. C'est le traumatisme de l'agonie de Chensy qui m'a fait peur. Pourtant, elle s'est dégradée tellement rapidement en seulement quelques jours, tout s'est amplifié. Cette décision n'était plus si difficile à prendre en comparaison de son état.


La décison étant prise, je lui ai parlé hier, je lui ai dit au revoir au lit, dans les sanglots. Cela m'a en quelque sorte libéré, et aujourd'hui, c'était comme si elle n'était déjà plus là.
J'avais peur que cela arrive à un mauvais moment, mais tout s'est bien passé, nous étions là pour l'accompagner, c'était le bon moment, c'est ce que je souhaitais pour elle. Ma maman a même vu des signes dans la journée.
Je voulais assister à son départ à la clinique sans perdre mes moyens et ce dernier au revoir d'hier a beaucoup aidé.
Sa vétérinaire nous a pris alors qu'elle n'avait pas de consultation cet après-midi. On a pris le temps de le faire bien.
Nous sommes reparties avec elle et nous l'avons installé dans le jardin, non loin des rosiers de Grisou et Chensy.
Ce soir, sa présence manque, on la cherche, on cherche ses bruits de pattes sur le parquet, ses éternuements, ses miaulements. On ressent un manque, un vide. Le Trio n'est plus.

Cela fait plus de deux ans que je m'occupe d'elle quasiment à plein temps, et notre rituel des câlins du soir était bien installé, comme une berceuse.


Bon voyage O'maha, et merci pour cette si belle relation que nous avons développé au fil des années. Tu as été incroyablement forte, pourtant ce coryza t'a bien malmené, et puis l'insuffisance rénale s'en est mêlé... tu vas manquer au soleil, à notre lit, tu vas me manquer.
Nous avons vécu ce que nous avions à vivre pendant 13 ans, c'est une belle et longue page qui se tourne.

Demain, elle aurait fêté ses 18 ans et demi, plus de 90 ans.